Prototypes mécaniques

Exocet I

Contexte : Sculpture mécanique pour MONsTR
Année :
2008
Matériaux
: Bois de tilleul, boîte de conserve, chambre à air et un moteur 9v
Dimensions
: L 45, l 42 H 45 centimètres
Poids : 0,9 kilogrammes

Exocet II

Contexte : Sculpture mécanique pour un célèbre carrousel Nantais. 23 exemplaires.
Lieux :
Les Machines de l’Ile (Nantes)
Année :
2010
Matériaux
: Bois de tilleul, tôle inox et clous de tapissier
Dimensions
: L 48, l 34 H 10 centimètres
Poids : 300 grammes
Constructeurs : Fabien LeDuc et Clément Poma au sein de l’équipe de La Machine et avec l’aide de Daniel Gaviria Escobar

Exocet III

Contexte : Sculpture mécanique pour un particulier
Année :
2010
Matériaux : Bois de tilleul, tôle aluminium, ressorts et moteur d’essuie-glace
Dimensions
: L 47, l 40 H 32 centimètres
Poids : 820 grammes
Constructeurs : Nicolas Amar, Clément Poma et Fabien LeDuc

À l’origine, Exocet I est un prototype pour un projet conduit par MONsTR : la création de vitrines artistiques actionnables par les passants. Exocet II a été réalisé en série pour un manège et Exocet III a été commandé par un particulier.

La vitrine, interface entre l’art et le passant ?

Ce projet est né du désir d’offrir au passant un instant de poésie. Nous avons pensé une forme insolite qui place l’art au cœur de l’espace public, au plus proche de la population.
La vitrine, petit « territoire » situé entre la rue et l’espace privé qu’est la boutique, fait ralentir le passant dans sa course effrénée. Les vitrines peuvent être le théâtre de scènes poétiques, drôles ou surprenantes. Derrière la vitre, « de l’autre côté », la machine, l’automate ou le décor nous racontent leurs histoires.

Quels moyens utilisés ?

Les éléments de ces vitrines sont des figures animées, principalement faites d’assemblages d’objets recyclés et de matériaux dits « nobles » (bois, métal, cuir, terre etc.). Nous souhaitons développer avec ces vitrines animées un art du mouvement et de l’illusion, ludique et poétique.

Les mécanismes mis en place sont apparents, car ils font tout autant partie du spectacle. Ils incitent le spectateur à se questionner sur l’origine du mouvement et ses conséquences, tout en stimulant son imaginaire.

Nous puisons nos inspirations dans des univers différents :
> La poésie japonaise, par sa sobriété, sa justesse et son rythme
> Le cinéma « illusionniste » de Mélies, les techniques du théâtre à l’italienne, avec ses systèmes de poulies, ses courroies, ses tringles…
> Le rapport étroit entre rêve et réalité développé dans la bande dessinée du début du XXème siècle « Little Nemo » (Winsor McCay)
> Les inventions utiles et inutiles depuis Léonard de Vinci jusqu’au concours Lépine.

Pour quels publics ?

Notre proposition de vitrines animées s’adresse aux commerçants, désireux d’instaurer un nouveau rapport avec la rue et les passants, aux institutions publiques qui pourront y voir le moyen d’animer sur une période donnée un quartier, une rue, un ensemble de boutiques, un établissement public…